2015, une nichée pas comme les autres

On monte le son, si on veut tout entendre! 
Pour voir les photos en grand format, il suffit de cliquer deux fois dessus.
Pareil pour les vidéos!

Tout a commencé le 14 Mars 2015.
Madame Plumette est venue visiter le nichoir (vidé, nettoyé)
Dès le lendemain, elle commençait son petit nid.(15/03/15)
 



                                      16/03/15

                                      17/03/15


 (20/03/15==>23/03/15)  Les jours se suivaient, et elle travaillait d'arrache-pied! De la mousse, d'autres brindilles et du poil de cochon d'Inde (mes cochons d'Inde) mis à sa disposition, près les mangeoires, sur mon balcon.
(24/03/15) Ça y est. Elle dort dans le nichoir ! Elle ne va pas tarder à pondre. Mais comment savoir, avec tout le poil qu'elle a mis dans son nid?
 Et puis la caméra n'est pas réglée pour un nid si épais. Donc, dès qu'elle s'en va, je règle ça. 
Des gants, et réglage rapide. J'en profiterai pour regarder si elle a pondu.
(27/03/15)

(1er avril 2015) Elle a pondu la chipie. Et comme je m'en doutais, le nid est tellement douillet et profond, que je n'ai rien vu. Il y en a 7 le 1er avril. Comme elle pond un œuf par jour, elle a donc commencé le 25 ou le 26 mars. 

 Elle couve, elle couve !

(08/04/15) Et un de plus! 8

(16/04/15) Les voilà! Ils arrivent 



(17/04/15) Et le long travail de nourrissage commence.
Papa et Maman au travail!

(18  19  20/04/15) Les jours se suivent et se ressemblent. Les petits grandissent. Ils sont vigoureux. Il en manque un à l'appel. Sur les deux derniers nés, un seul a survécu.



A partir du 20/04/15, les parents, pour une raison inconnue, ne sont plus venus au nid. Les petits sont restés seuls tout l'après-midi. Je surveillais. Pas de parents dans les parages. La maman n'est pas non plus venue les couver les soir. J'ai mis mes gants, je les ai nourris avec de la viande hachée.
Le lendemain, pas mieux.  Le midi, ils n'étaient toujours pas venus au nid. J'ai laissé tourner la webcam...Après vérification de l'enregistrement, pas de trace des parents.
Les petits s'égosillaient. Donc, j'ai descendu le nichoir, mis des gants et nourri (avec ce que j'avais) les becs affamés. Viande hachée, pour commencer.
J'ai remis le nichoir en place, et enregistré pour voir si les parents revenaient.... 
Ils ne sont jamais revenus.
J'ai cherché sur le net comment nourrir des mésanges charbonnières sans plumes, les yeux encore fermés. Je suis tombée sur un blog génial 
 http://mesange.over-blog.fr/ 
Grâce à ce blog, j'ai pu nourrir correctement les bébés.
Vers de farine (animaleries). Je coupais les vers et leur donnais des petits morceaux.




Puis j'ai préparé une bouillie "maison" pour essayer de les remplir un peu plus:
un jaune d'œuf dur, plus un bon morceau de blanc + des vers de farine + des croquettes pour chatons très mouillées +de la pomme + de la poudre de nourrissage ( pour oiseaux insectivores en animalerie). Une fois sur deux, j'ajoutais aussi des cacahuètes (natures) 
et de la viande hachée.
Le tout mixé avec un peu d'eau.

(21/04/15) Mini croquettes pour chaton.
(23/04/15)

  (24/04/15) On commence à bien voir les plumes pousser. Ils ont toujours leur vilain plumeau sur la tête. Les yeux sont encore fermés.
 Enfin repus, ils dorment... Pas pour longtemps. Ils ont faim tout le temps. J'arrête de les nourrir dès qu'il commence à faire sombre. Ils se reposent, et moi aussi. Le 25/04/15, devant m'absenter pendant 12 heures, je les ai emmenés avec moi. Chaque heure, je leur donnais à manger. Bien au chaud dans leur boite de chaussure tapissée de polaire, tout s'est bien passé :)



 (27/04/15) On commence à ouvrir les yeux. On a de plus en plus de plumes.



 (30/04/15) On commence à tenir sur le perchoir (mon doigt)
 (1er Mai 2015) On dort en essayant de mettre notre tête sous l'aile. C'est pas gagné!

Les choses commencent à devenir sérieuses: 
on tient sur nos perchoirs, dans le lit parapluie 
(le bon coin 5€) 
 On remarquera que nos plumes hirsutes sur la tête sont toujours là. Petit côté comique :)

Tout ce qui s'approche de nous pourrait être de la nourriture! 
Dans le doute, on piaille. Des fois que ça tombe dans notre bec... 
Et 7 piailleurs fous, ça fait du bruit wouah


(02/05/15) On fait notre toilette! On est encore bien déplumés, mais ça ne fait rien.




(03/05/15) Gros orage aujourd'hui. Je suis partie à la chasse aux vers. Ça leur plait!


Le ventre plein, nous sommes bien fatigués...


La tête ne tient pas...On dort debout...

On commence à ressembler à de vrais beaux oiseaux
D'ailleurs, après manger, on fait une vraie belle toilette. On s'étire...
 (c'est crade, car c'est le seul moyen de les contenir.
 Sinon, ils s'en vont à reculons,
et risquent la chute)

(04/05/15) Voilà le quotidien, heure par heure (plus s'ils me voient passer dans la pièce). Des cris, des becquées, des crottes... Je sais que je suis presque au bout de mes peines, quand j'ai 7 crottillons sur la serviette. Là, je sais qu'ils ont tous mangé! 
De tout repos! 
Le repas: bouillie (recette notée plus haut+pomme râpée)

Toujours le 04/05/15. Mariolle 1er a décidé que ce n'était pas l'heure de dormir (et pourtant) Il vole pour sortir du lit...


(05/05/15) On découvre qu'on peut boire.

1er essai de bain timide. Et découverte des asticots
(06/05/15) Un vrai bain... Mais on a froid! 
 


Bon je t'éponge un peu. Tu trembles trop fort ! 
Et ça a l'air de te convenir!
Gros dodo (sous l'aile) après le bain.
(09/05/15)C'est la nuit. On dort. Dans la mangeoire qui sert de lit (avec un kleenex dedans)
(10/05/15) Allez, il est temps de muscler les petites ailes!





















Mariole: J'aime pas ton appareil photo !


On commence à bien se servir de notre bec et de nos pattes pour manger les asticots
(13/05/15) Ça y est. Je les ai lâchés. 
C'est effrayant dehors. Il y a du vent, bien fort. On crie. On regarde à l'intérieur, dans le séjour. Ou bien on ne sort pas de la cage...




Mais le soir venu...
Ils étaient tous sur la cage, la pluie arrivait, je les ai rentrés.
Grosse journée. Demain, il fera jour!
 
(14/05/15) Jour férié! Bonne journée pour un vrai départ!
Il fait beau. On a tous nos bagues rouges. On peut y aller!
Les portes de la cage sont ouvertes. Il faut juste qu'on se décide.





Et là... Orage... Certains dans l'arbre devant le balcon... Et trois, au sol en train de crier comme des perdus... C'est trop difficile de décoller du sol quand on est trempé comme une soupe.
Nous revoilà!


 Allez hop, tous au chaud. De toute façon, 3 dedans au chaud, et 4 dans la cage. On fait quoi?
Je les ai donc relâchés tous les jours, et remis dans la cage pendant encore 4 jours, pour la nuit.
Tant qu'ils se laissaient faire, je les rentrais. 
Le jour J (19/05/15), j'ai laissé la cage ouverte, et comme tous les jours, ils sont partis. Ils sont venus manger comme d'habitude. Ils m'appelaient, je répondais. Je nourrissais.
La différence, c'est que le soir, ils ne sont pas rentrés.
Ça fait maintenant, 8 jours qu'ils se "débrouillent". Quand ils ont vraiment faim, ils viennent sur le balcon, où il y a toujours à manger.
De temps en temps, j'en trouve un ensommeillé au calme dans la cage (toujours ouverte). 
Ils viennent boire et se baigner dans la cage. 

Quand je sors sur le balcon, je siffle, et ils arrivent. Pas tous en même temps. 
Mais les 7 sont bien là, et bien vivants. Ils se posent sur moi, mon épaule, ma tête...
J'ai même tenté de les appeler d'en bas, alors que je rentrais à la maison: 
Ils ont répondu! Ils étaient autour de moi dans les arbres. 


Voilà, je savais vaguement à quoi je m'exposais pour m'en occuper. 
J'avais vu le travail des parents les années précédentes. 
Mais pas à ce point. 
Je l'ai fait. Je ne le referai plus, même si c'est une aventure magique, c'est trop. 
Trop de temps, de contraintes, de travail... 
Mais je suis fière d'avoir réussi à tous les sauver.

 Si jamais cela devait se reproduire, je confierais les oisillons à la LPO 
( https://www.lpo.fr/
parce qu'en plus, j'ai découvert que je n'avais pas le droit de détenir des "animaux sauvages". 
Bon, depuis, ils sont grands, costauds, en bonne santé et sont relâchés dans la nature.


Petits montages






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